29 septembre : GREVE de la Fonction Publique

Après deux ans sans rendez-vous salarial, les agents espéraient enfin des mesures permettant de répondre à l'érosion continue de leur pouvoir d'achat.

,Lieux et horaires de rassemblement du 29 septembre

Département – ville

horaires du RDV

Où ?

33 – Bordeaux 12 h 30 Place de la République
24 – Périgueux

 

10 h 30

 

Palais  de Justice

 

47 – Agen 11 h 00 Préfecture
40 – Mont de Marsan 9 h 00 Place des arènes (devant le collège)
64 – Pau

64 – Bayonne

10h30

10h30

Place de Verdun

Place Sainte Ursule

Grève le 29 septembre 2026

Le 8 juillet, le ministre chargé de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a réuni les organisations syndicales pour le rendez-vous salarial de la Fonction publique.

Après deux ans sans rendez-vous salarial, les agents espéraient enfin des mesures permettant de répondre à l’érosion continue de leur pouvoir d’achat.

En effet, depuis 2010, la valeur du point d’indice, qui détermine la rémunération de base des agents publics, n’a été revalorisée qu’à quatre reprises — en 2016, 2017, 2022 et 2023 — pour une augmentation cumulée de seulement 6,3 % (avec une inflation cumulée de 26%….).

Pour la CFDT, les agents publics méritent une véritable reconnaissance de leur travail, de leur expertise et de leur engagement au service de l’intérêt général. Cette reconnaissance doit se traduire concrètement sur leur fiche de paie.

Les agents publics ne peuvent pas continuer à être les éternels oubliés des politiques salariales !

Le verdict a pourtant été sans appel.

Malgré les attentes exprimées par les organisations syndicales, le gouvernement confirme qu’il n’y aura ni revalorisation du point d’indice, ni mesure salariale générale en 2027.

  • aucune augmentation de la valeur du point d’indice, ni en 2026 ni en 2027 ;
  • aucun rétablissement de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA), qui permettait de compenser les effets de l’inflation ;
  • aucune remise en cause du jour de carence ni de la perte de 10 % de rémunération en cas d’arrêt maladie.

Si le ministre a annoncé l’ouverture de plusieurs chantiers (amélioration du taux d’avancement, meilleure prise en compte de l’expérience professionnelle…), les objectifs et le calendrier apparaissent nébuleux à ce stade.

Face à l’absence de réponse satisfaisante sur les rémunérations, l’ensemble des organisations syndicales ont quitté la réunion avant son terme.

En refusant de dégager de nouvelles ressources pour ses services publics, le gouvernement fait un choix politique.

C’est pourquoi la CFDT appelle à une mobilisation générale et à la grève de tous les agents publics le mardi 29 septembre.

Plus de précisions prochainement…

REVALORISATION DES SALAIRES : une mobilisation nécessaire !

La DEPP a publié sa note d’information annuelle sur la rémunération des enseignant.es (à N-2 soit 2024). Elle rencontre un certain écho politico-médiatique, au moment-même où se construit le budget de l’Etat pour 2027. Le traitement médiatique de cette note laisse en effet entendre au grand public que les enseignants ont une rémunération qui s’élève à 3090 euros.

En 2024 la rémunération mensuelle nette avant imposition des enseignants s’élevait à 3090 euros… En moyenne, en incluant la totalité des primes, indemnités et missions ou heures supplémentaires rémunérées et en considérant toutes les catégories de personnels, du professeur des écoles à l’agrégé. Précision utile : les personnels contractuels, plus de 8% des enseignants désormais, bien davantage dans certaines académies, et les enseignants à Mayotte n’ont pas été inclus dans cette étude. Enfin cette moyenne est mécaniquement « majorée » en raison du vieillissement de la population enseignante, la moyenne d’âge des enseignants se situant autour de 45 ans.

3090€ c’est donc loin d’être la réalité pour bon nombre des enseignantes et enseignants travaillant dans les écoles et dans les collèges et lycées. C’est, au mieux, entre 22 et 25 ans de carrière, et davantage pour les professeur·es des écoles, avant d’obtenir une telle rémunération ! Et cela concerne certains enseignants des collèges et lycées, le plus souvent des hommes, en assurant des heures ou des missions supplémentaires en plus de la mission d’enseignement. principale…Seulement un tiers des professeurs perçoivent plus de 34 000 euros par an, contre la moitié des autres cadres fonctionnaires selon le ministère de l’éducation nationale dans une étude publiée en mars.

La note met aussi en avant une hausse du salaire net moyen de 5,2% en euros constants pour les enseignant·es entre 2023 et 2024. C’est effectivement davantage qu’entre 2023 et 2022 (1,6%) : entre l’augmentation du point d’indice de la fonction publique (+1,5% au 1er juillet 2023), la revalorisation des ISAE et ISOE, la prime d’attractivité versée à certain·es agent·es ou le relèvement du taux de passage à la hors-classe, 2024 fut une année un peu plus faste. La CFDT, qui a revendiqué et ferraillé pour cela, ne dira pas que ce n’est rien. Rappelons toutefois que la croissance des primes (« l’indemnitaire ») et non du salaire (« l’indiciaire ») pose le problème à venir des pensions de retraite, les primes n’étant pas prises en compte dans le calcul de cette pension.

Mais avant ? Et depuis ?

En quelques décennies, les enseignants ont subi une perte du pouvoir d’achat de 25%. Sans compter, la suppression de la GIPA qui compensait l’inflation, l’instauration du jour de carence et la baisse de l’indemnisation des congés maladie….

Ce décrochage du salaire est une réalité largement documentée. Au niveau international, les rémunérations des enseignants français avec quinze ans d’ancienneté restent inférieures de 16 % à celles de la moyenne des autres pays de l’OCDE.

Si la revalorisation des débuts de carrière permet aujourd’hui à un enseignant débutant d’atteindre 2 100 euros net par mois (contre 1 700 euros en 2020), il lui faudra près de quinze ans pour dépasser 2 300 euros net. Ce « tassement » de la grille indiciaire qui explique cette faible évolution des salaires impacte fortement l’attractivité du métier, d’autant que le temps de travail moyen des enseignants est évalué à 41 heures par semaine selon une étude ministérielle.