Rentrée 2026 : suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Action !

Pourquoi on se mobilise ?

Rentrée 2026 : suppressions de postes dans l’Éducation nationale, pourquoi la mobilisation devient indispensable

La préparation de la rentrée scolaire 2026 s’annonce particulièrement préoccupante pour les personnels de l’Éducation nationale. Ce sont 4 018 suppressions de postes d’enseignant·es qui sont annoncées dans le premier et le second degrés, dont 3 256 dans l’enseignement public.

Pour CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, cette décision illustre une nouvelle étape dans l’affaiblissement du service public d’éducation. Face à cette situation, plusieurs organisations syndicales appellent les personnels à se mobiliser dès maintenant pour défendre l’École publique.

Suppressions de postes : une rentrée 2026 sous tension

Les suppressions d’emplois prévues pour la rentrée 2026 auront des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage des élèves et sur les conditions de travail des personnels.

Au niveau national, la réduction de 4 018 postes d’enseignant·es intervient dans un contexte où les besoins éducatifs restent pourtant très importants.

Pour les organisations syndicales FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et SUD Éducation, cette politique budgétaire repose sur une logique purement comptable : utiliser la baisse démographique pour réduire les moyens de l’École.

Cette approche est contestée par les organisations syndicales, qui défendent au contraire l’idée que la baisse du nombre d’élèves devrait permettre :

  • de réduire les effectifs par classe,

  • d’améliorer l’accompagnement des élèves,

  • et de renforcer les conditions de travail des personnels.

En Gironde : des postes supprimés dans le premier et le second degrés

Dans le département de Gironde, la préparation de la rentrée 2026 confirme cette tendance nationale.

Les mesures annoncées se traduisent par :

Dans le premier degré

  • 42 postes de professeur·es des écoles supprimés

  • 29 postes redéployés pour l’ouverture des PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité)

Dans le second degré

  • 28 postes d’enseignement supprimés

Concrètement, ces décisions auront des effets immédiats dans les écoles, collèges et lycées :

  • fermetures de classes,

  • augmentation du nombre d’élèves par classe,

  • dégradation des conditions d’enseignement et d’apprentissage.

Une école déjà parmi les plus chargées d’Europe

La France se caractérise déjà par des classes plus chargées que dans de nombreux pays européens.

Pour les organisations syndicales, la baisse démographique devrait être utilisée pour :

  • réduire significativement les effectifs par classe,

  • lutter contre les inégalités scolaires,

  • améliorer la réussite des élèves sur tous les territoires.

Les travaux de recherche en éducation montrent d’ailleurs que la taille des classes influence fortement les apprentissages, en particulier pour les élèves issus des milieux les plus défavorisés.

Supprimer des postes dans ce contexte apparaît donc comme un non-sens éducatif.

Manque de personnels : enseignants, AESH, vie scolaire, santé

Au-delà des postes d’enseignant·es, le système éducatif manque aujourd’hui de nombreux personnels essentiels.

Les organisations syndicales dénoncent notamment :

  • l’absence de créations de postes de CPE et d’AED,

  • le manque d’infirmier·es scolaires, d’assistant·es sociales et de psychologues de l’Éducation nationale,

  • l’insuffisance d’AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap.

À l’échelle nationale, 48 726 élèves en situation de handicap étaient encore sans solution d’accompagnement.

Les syndicats demandent notamment la création d’un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Salaires : le gel du point d’indice continue

Autre point de tension majeur : les rémunérations.

Le projet de budget ne prévoit aucune mesure de revalorisation salariale, alors que le gel du point d’indice se poursuit.

Pour les organisations syndicales, cette situation accentue :

  • le déclassement salarial des métiers de l’Éducation nationale,

  • les difficultés de recrutement,

  • la perte d’attractivité du métier d’enseignant.

Les revendications des organisations syndicales

Face à cette situation, les organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et SUD Éducation portent plusieurs revendications majeures :

  • l’annulation des 4 000 suppressions de postes d’enseignant·es et la création des emplois nécessaires ;

  • le dégel du point d’indice et des mesures salariales immédiates ;

  • la création de postes dans la vie scolaire, la santé et l’accompagnement social ;

  • la création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH ;

  • la refonte de la carte de l’éducation prioritaire ;

  • une école réellement inclusive pour tous les élèves.

Mobilisation : une journée de grève le 10 mars 2026

Pour défendre ces revendications et obtenir des moyens à la hauteur des besoins de l’École publique, les organisations syndicales appellent les personnels à se mobiliser.

Un plan d’action est proposé pour mars 2026, avec notamment :

  • des HIS et RIS dans les établissements,

  • des réunions inter-établissements,

  • une journée de grève mardi 10 mars 2026,

  • une assemblée générale pour décider des suites de la mobilisation.

À partir du 10 mars, la mobilisation pourra se poursuivre sous différentes formes :

  • pétitions,

  • rassemblements,

  • assemblées générales,

  • actions locales avec les parents d’élèves et les élu·es.

Défendre le service public d’Éducation

Les organisations syndicales rappellent que l’Éducation nationale constitue un pilier essentiel du service public et de la cohésion sociale.

Face aux suppressions de postes et au manque de moyens, elles appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser pour défendre :

  • leurs conditions de travail,

  • la réussite des élèves,

  • et l’avenir du service public national d’éducation.

Toutes et tous mobilisé·es pour défendre l’École publique. ✊📚