Lauréats des concours 2026 : la CFDT dit non aux frais d’inscription pour la formation statutaire

Pour la CFDT : c'est non ! On vous explique.

Les futurs professeurs des écoles, enseignants du second degré et CPE devront-ils payer des frais d’inscription à l’université pour suivre leur formation obligatoire ? C’est la question qui inquiète de nombreux lauréats des concours 2026. Lauréats de concours non aux frais

Pour la CFDT, la réponse est claire : non. Une formation statutaire ne doit pas être financée par les agents eux-mêmes.

Une formation obligatoire pour être titularisé

À partir de la rentrée 2026, les lauréats des concours de l’Éducation nationale suivront une formation au sein d’un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEE master enseignement et éducation). Cette formation n’est pas facultative : elle constitue une obligation réglementaire et conditionne la titularisation des futurs enseignants.

Autrement dit, sans cette formation, il n’est pas possible de devenir titulaire.

Une situation qui a déjà existé

Entre 2014 et 2019, les fonctionnaires stagiaires effectuaient déjà leur formation dans le cadre de la deuxième année du master MEE master enseignement et éducation.

À cette époque, les choses étaient simples :

  • les stagiaires étaient exonérés des droits d’inscription à l’université ;
  • les universités étaient compensées financièrement par l’État.

Ce dispositif reconnaissait que cette formation relevait avant tout des obligations liées au statut de fonctionnaire.

Pourquoi les lauréats 2026 devraient-ils payer ?

Le ministère indique aujourd’hui qu’aucune exonération des droits d’inscription n’est prévue pour les lauréats des concours 2026.

Cette perspective est difficilement compréhensible.

Les futurs enseignants seraient contraints de financer eux-mêmes une formation imposée par leur employeur, alors même qu’elle est indispensable à leur titularisation.

Une rupture du principe d’égalité

Pour la CFDT, cette situation créerait une véritable inégalité entre les fonctionnaires en formation.

Les élèves des autres grandes écoles de la fonction publique, comme les Instituts régionaux d’administration (IRA), l’École nationale de la magistrature (ENM) ou les écoles militaires, ne financent pas leur formation statutaire par des droits d’inscription universitaires.

Pourquoi les futurs enseignants devraient-ils être traités différemment ?

La position de la CFDT

La CFDT demande au ministère de l’Éducation nationale :

  • l’exonération totale des droits d’inscription universitaires pour tous les lauréats des concours concernés ;
  • la prise en charge financière par le ministère de cette exonération afin que les universités ne soient pas pénalisées.

Les futurs enseignants ne doivent pas supporter le coût d’une formation qui leur est imposée par leur statut. L’accès à la fonction publique doit rester fondé sur le mérite et la réussite au concours, et non sur la capacité à financer une formation obligatoire.

La CFDT continuera d’intervenir auprès du ministère pour obtenir une solution juste, respectueuse du principe d’égalité entre les agents publics et des droits des lauréats des concours.

Pour aller plus loin :