La CFDT et les organisations syndicales de Gironde dénoncent l’interdiction préfectorale de la manifestation syndicale prévue le samedi 24 octobre 2026 à Bordeaux.
La CFDT et les organisations syndicales de Gironde dénoncent l’interdiction préfectorale de la manifestation syndicale prévue le samedi 24 octobre 2026 à Bordeaux. Elles défendent le droit de manifester, une liberté fondamentale, et soutiennent le recours engagé par les organisations organisatrices.
Manifestation du 24 octobre à Bordeaux : une interdiction contestée
Les organisations syndicales de Gironde ont pris connaissance de l’arrêté préfectoral publié le 23 octobre 2026 à 18 heures, visant à interdire la manifestation syndicale prévue le samedi 24 octobre à 14 heures, place de la Bourse à Bordeaux.
Cette manifestation, organisée par les syndicats CGT, FO et FSU, devait emprunter un parcours traditionnel, largement éprouvé et régulièrement utilisé lors de mobilisations comparables.
Le parcours déclaré était le suivant :
- Place de la Bourse
- Cours Victor-Hugo
- Rue de Cursol
- Place de la République
- Cours d’Albret
- Cours Georges-Clemenceau
- Allées de Tourny
- Rue Esprit-des-Lois
- Retour place de la Bourse
Ce parcours, composé de voies larges et adaptées à la gestion des cortèges, est bien connu des services préfectoraux et des forces de l’ordre.
Une décision préfectorale qui menace la sécurité des rassemblements
Pour les organisations syndicales, cette interdiction est paradoxale. Plutôt que d’encadrer la mobilisation dans un cadre identifié et sécurisé, la préfecture prend le risque de multiplier les rassemblements dans l’hypercentre de Bordeaux comme en périphérie.
Cette décision ne garantit ni la sécurité des manifestant·es ni celle des commerçant·es. Elle risque, au contraire, de créer les conditions du désordre que les autorités affirment vouloir éviter.
Le droit de manifester constitue un pilier essentiel de notre démocratie. Il doit pouvoir s’exercer dans des conditions permettant à chacun et chacune d’exprimer ses revendications.
Salaires, retraites, jeunesse et services publics : des revendications légitimes
La réponse répressive et liberticide apportée par l’exécutif aux revendications des lycéen·nes, des étudiant·es, des salarié·es, des agent·es publics, des demandeur·ses d’emploi et des retraité·es est inacceptable.
Plutôt que de restreindre l’expression démocratique, le gouvernement doit répondre aux aspirations légitimes de la population.
Les organisations syndicales demandent notamment :
- Une véritable augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux.
- L’abandon du projet de budget d’austérité prévu pour 2027.
- Le renforcement des services publics, indispensables à la cohésion sociale et à l’égalité entre les citoyen·nes.
- Le respect des libertés démocratiques et du droit de manifester.
Ces revendications répondent à des préoccupations concrètes : le pouvoir d’achat, les conditions de vie, l’accès aux services publics et l’avenir de la jeunesse.
Un recours en référé-liberté pour défendre le droit de manifester
L’intersyndicale soutient les organisations syndicales organisatrices, CGT, FO et FSU, dans le recours en référé-liberté engagé devant le tribunal administratif de Bordeaux, avec l’appui du Syndicat des avocats de France.
Cette démarche vise à contester une décision qui porte atteinte à l’exercice d’une liberté fondamentale.
Le droit de manifester appartient à toutes et tous. Il ne saurait être remis en cause au gré des choix politiques du moment.
La CFDT défend les libertés démocratiques
La CFDT Académie de Bordeaux soutient le droit de manifester et l’expression collective des revendications sociales.
Aucune interdiction ne doit empêcher les citoyen·nes, les salarié·es et les agent·es publics de faire entendre leur voix dans le respect des libertés démocratiques.
Nous soutenons toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour défendre leurs revendications, leurs droits et leurs libertés.
Aucune répression, aucune mesure liberticide ne fera taire nos revendications !
