CIA et IFSE : la CFDT EFRP demande une reconnaissance équitable des personnels de direction

La CFDT EFRP s’oppose à une logique de concurrence entre les collègues.

Le complément indemnitaire annuel (CIA), dans sa forme actuelle, repose sur des mécanismes d’évaluation professionnelle aux contours souvent mal définis, avec des pratiques qui peuvent varier fortement d’un établissement ou d’une académie à l’autre.

Pour la CFDT-EFRP, il est temps de remettre à plat le dispositif et de construire une véritable politique de reconnaissance de l’engagement professionnel des personnels de direction.

Des missions supplémentaires qui alourdissent une charge de travail déjà importante

Au quotidien, les personnels de direction, chef·fes d’établissement comme adjoint·es, voient leurs missions se multiplier.

À leurs responsabilités habituelles s’ajoutent notamment de nouvelles missions liées au fonctionnement et à la transformation du système éducatif : pilotage des PIAL, participation au déploiement des PAS, coordination de dispositifs, nouvelles responsabilités administratives et pédagogiques, etc.

La CFDT EFRP s’oppose à une logique de concurrence entre les collègues.

Ces missions supplémentaires représentent une charge de travail réelle. Elles contribuent à une intensification du travail qui devient de plus en plus difficile à assumer et qui n’est pas sans conséquence sur les conditions de travail et la santé des personnels.

Pourtant, ces responsabilités supplémentaires ne sont pas suffisamment reconnues dans le régime indemnitaire actuel.

CIA : des montants insuffisants et une évaluation trop souvent opaque

La CFDT-EFRP le dit depuis longtemps : le CIA participe aujourd’hui au découragement d’une partie de la profession.

Le problème ne tient pas uniquement aux montants attribués. Il réside également dans les mécanismes d’évaluation professionnelle qui déterminent leur versement.

Lorsque les critères sont insuffisamment précis, peu transparents ou appliqués de manière différente selon les territoires, le CIA peut devenir un facteur de frustration et de sentiment d’injustice entre collègues.

La reconnaissance de l’engagement professionnel ne peut pas dépendre de critères opaques ou de pratiques variables d’une académie à l’autre.

Reconnaître les missions supplémentaires dans l’IFSE

Pour la CFD- EFRP, les missions supplémentaires doivent être clairement identifiées et intégrées au périmètre de l’IFSE, plutôt que de reposer uniquement sur le CIA.

L’IFSE doit pouvoir reconnaître la réalité des fonctions exercées, leur niveau de responsabilité et les sujétions particulières liées au poste.

Il faut également sortir d’une logique dans laquelle l’IFSE serait principalement le reflet de la catégorie ou de la taille de l’EPLE.

La responsabilité réellement exercée doit être prise en compte.

Deux personnels peuvent exercer des fonctions différentes, assumer des missions supplémentaires ou porter des responsabilités particulières : le régime indemnitaire doit pouvoir en tenir compte.

Abonder le CIA et garantir une évaluation équitable

La CFDT EFRP demande également un abondement de l’enveloppe consacrée au CIA afin de permettre une reconnaissance plus équitable de l’engagement professionnel des cadres.

Mais augmenter les crédits ne suffira pas si les règles d’attribution restent floues.

Il est indispensable de garantir une évaluation professionnelle de qualité et équitable sur l’ensemble du territoire.

Aujourd’hui, les pratiques peuvent encore varier selon les académies. Lorsque les critères d’attribution ne sont pas clairement explicités, les personnels ne disposent pas des mêmes garanties de reconnaissance de leur engagement.

Pour la CFDT EFRP : reconnaître réellement l’engagement professionnel

La CFDT EFRP demande donc une évolution en profondeur du système :

  • clarifier les critères d’évaluation professionnelle des personnels de direction ;
  • garantir des règles transparentes et équitables ;
  • identifier clairement les missions supplémentaires confiées aux cadres ;
  • intégrer ces missions dans le périmètre de l’IFSE ;
  • ne pas réduire l’IFSE à la seule catégorie ou à la taille de l’EPLE ;
  • abonder l’enveloppe du CIA pour permettre une véritable reconnaissance de l’engagement ;
  • garantir une égalité de traitement entre les personnels, quelle que soit leur académie.

La reconnaissance professionnelle ne peut pas reposer sur la mise en concurrence des collègues.

Pour la CFDT EFRP, il est urgent de remettre à plat le dispositif indemnitaire et les critères d’évaluation professionnelle des personnels de direction.

 

Des questions ?

Alex DESSEN adessens@efrp.cfdt.fr

Contactez l’équipe de la CFDT académie de Bordeaux