Budget 2027, la CFDT demande 300 postes pour les services RH

Le budget de l’État pour 2027 est en cours d'élaboration. Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques c'est le moment de réduire réellement la sous-administration de l’Éducation Nationale.

La CFDT revendique, pour 2027, 300 postes pour les services RH des académies. Cette revendication s’inscrit dans une réflexion plus globale de ce que nous portons pour les services déconcentrés, pour le service public qu’ils assurent et les conditions de travail au quotidien pour les agents et agentes qui y travaillent.

Car, au-delà de la poursuite de la revalorisation de la filière administrative que nous appelons de nos vœux, c’est un véritable plan de revalorisation des « fonctions support » de notre ministère qui doit être envisagé.

En effet, pour mener à bien l’ensemble des missions assurées par les services support (en services déconcentrés ou en établissements), sans lesquelles le service public d’Éducation et de Formation n’existe pas, il faut un nombre suffisant d’agents. Or, notre ministère est sous-administré.

Mais cela passe aussi par un véritable accompagnement des personnels dans les transformations du travail que traversent ces services, notamment du fait des évolutions des outils numériques. Tout cela nécessite une véritable reconnaissance des compétences et du travail : par la juste qualification des emplois et une rémunération à la hauteur.

Pour la CFDT, toutes ces dimensions doivent s’appréhender conjointement et se traduire par des mesures négociées dans le cadre d’un plan pluriannuel.

300 postes pour les services RH

Les services déconcentrés en Rectorat, en DSDEN ou en circo sont, pour nombre d’entre eux et en général, en difficulté. C’est le cas de nombreux services RH. De plus, ils sont souvent insuffisamment dotés.

Nous le constatons chaque jour, à l’occasion d’échanges avec les personnels des services RH, ou dans le cadre de l’accompagnement syndical des agents et des agentes dans leur parcours professionnel et la défense de leurs droits.

D’autres part, de grandes transformations du travail sont à l’œuvre dans ces services. Cela est le fait notamment de la migration de la gestion dans Renoirh ou encore de l’internalisation de la gestion des AESH.

Aussi, et parce qu’il faut sans doute procéder par étapes, nous demandons la création de 300 postes pour ces services. Cela représente environ 10 postes par académie.

Une sous administration reconnue et documentée

Les derniers ministres de l’Éducation nationale reconnaissent la sous administration du ministère. Un rapport sénatorial de 2023 rendu public l’a démontré.

Le ministère de l’Éducation nationale est l’un de ceux qui dispose du plus petit ratio de gestionnaires rapporté au nombre d’agents gérés.

La filière administrative a subi de nombreuses suppressions de postes au cours des 15 dernières années :

  • suppression de 1000 postes entre 2010 et 2012,
  • création de 400 postes entre 2012 et 2017,
  • suppression de 200 postes en 2018,
  • suppression de 400 postes en 2019.

Depuis, le budget de l’État ne prévoit ni création ni suppression de postes administratifs à l’Éducation nationale. Par contre, des emplois sont redéployés chaque année entre académies aussi bien sur le BOP 141 (EPLE) que  sur le BOP 214 (Services déconcentrés).

Pour la CFDT, le renforcement des services support est indispensable et incontournable. La qualité du service public de l’éducation en dépend.