Cartographie des Pôles d’appui à la scolarisation (PAS) en Aquitaine.

La mise en place des pôles d’appui à la scolarisation (PAS) s’inscrit dans la réorganisation de l’école inclusive au sein de l’académie.
Pour la CFDT : les AESH ne doivent pas servir de variable d'ajustement et une limite de distance kilométriques doit être prévue.

Pôles d’appui à la scolarisation (PAS) : vigilance sur la mise en œuvre dans l’académie

La mise en place des pôles d’appui à la scolarisation (PAS) s’inscrit dans la réorganisation de l’école inclusive au sein de l’académie. L’objectif affiché est de mieux structurer les ressources et de renforcer la coordination des accompagnements auprès des élèves à besoins éducatifs particuliers.

Dans l’académie de Bordeaux, cette évolution s’accompagne d’une réflexion sur la cartographie des PAS, leur implantation territoriale et leur articulation avec les dispositifs existants. Cette organisation aura un impact direct sur les conditions de travail des personnels mobilisés.

Des points de vigilance majeurs pour la CFDT

La CFDT Éducation, Formation, Recherche Publiques rappelle que cette nouvelle organisation ne peut se faire au détriment des conditions d’exercice des collègues.

Un point de vigilance majeur concerne les déplacements géographiques induits par le fonctionnement des PAS. Il n’est pas acceptable que des personnels soient contraints d’effectuer plusieurs dizaines de kilomètres pour intervenir sur différents secteurs.

La CFDT sera particulièrement attentive à l’organisation retenue et portera une exigence claire :
👉 la mise en place d’une limite de 20 kilomètres pour les déplacements professionnels liés aux PAS.

Une mise en œuvre à encadrer

Si l’ambition d’une meilleure coordination est partagée, sa réussite dépendra des moyens alloués et du respect des conditions de travail. La CFDT restera vigilante sur le déploiement de ces dispositifs afin qu’ils ne se traduisent pas par une dégradation des conditions d’exercice des personnels de terrain.

Le mot de Claudia

Nous recevons régulièrement des questions de collègues AESH sur leurs droits, leurs contrats, les PAS, les affectations, les heures connexes, les remboursements de frais, les conditions de travail ou encore les évolutions à venir de notre métier.

Si nous pouvons aujourd’hui apporter des réponses, défendre des situations individuelles et porter nos revendications, c’est parce que des AESH ont choisi de se syndiquer. Leur adhésion permet de financer les formations, les permanences, l’accompagnement juridique, mais aussi de nous donner une légitimité pour siéger dans les instances où se discutent les décisions qui impactent notre quotidien.

Il est important de comprendre que sans adhérents, nous perdrons progressivement notre capacité d’action. Moins de représentativité signifie moins de présence dans les instances, moins d’accès aux informations, moins de moyens pour se former et moins de possibilités d’obtenir des réponses précises à vos questions.

Un syndicat, ce n’est pas quelques personnes qui travaillent pour les autres. C’est un collectif qui existe grâce à l’engagement de chacune et chacun.

Un syndicat, c’est un collectif qui existe grâce à l’engagement de chacune et chacun. Pensez  à adhérer !

Si vous trouvez utile d’avoir quelqu’un pour vous renseigner, vous accompagner ou défendre votre situation lorsque vous en avez besoin, alors n’attendez pas que ce soit les autres qui portent seuls cet effort.

Se syndiquer, ce n’est pas seulement se protéger individuellement. C’est aussi permettre à l’ensemble des AESH d’être représentés et entendus.

Ensemble, nous sommes une force. Isolés, nous ne sommes qu’une succession de situations individuelles.