EVAR : faut-il transmettre les programmations à l’administration ?

Stop au flicage !

EVAR : faut-il transmettre les programmations à l’administration ?

  • Les directrices et directeurs doivent-ils faire remonter les programmations ?

Non, la CFDT Académie de Bordeaux appelle les personnels à ne pas transmettre ces programmations.

La note de service du 16 septembre 2026 ne suffit pas, à elle seule, à établir le caractère obligatoire de cette transmission. Nous demandons à l’administration d’en préciser le fondement réglementaire.

  • Qui est responsable du pilotage pédagogique ?

La loi Rilhac du 21 décembre 2021 et le décret du 14 août 2023 reconnaissent au directeur un rôle de pilotage pédagogique. Le référentiel métier publié au Bulletin officiel du 21 mai 2026 précise ses missions.

La programmation des enseignements relève du travail pédagogique des équipes, dans le cadre des programmes officiels. Nous ne voyons donc pas la nécessité d’imposer une remontée supplémentaire de documents à l’administration.

  • Pourquoi la CFDT s’y oppose-t-elle ?

L’école a besoin de confiance, pas de surveillance supplémentaire.

Cette demande renforce le sentiment de contrôle et de défiance envers les équipes, alors même que les personnels sont responsables et engagés dans leurs missions.

La priorité doit être donnée à l’accompagnement des équipes, à la mise à disposition de ressources adaptées et au respect de leur expertise professionnelle.

  • Que fera la CFDT ?

La CFDT Académie de Bordeaux restera vigilante. Nous serons attentifs à ce qu’aucune pression ni sanction ne soit exercée contre les personnels qui ne transmettraient pas ces documents.

  • Nous avons envoyé un courrier le 9 octobre au DASEN : lire ICI.

La confiance envers les personnels doit être une réalité, pas un simple discours. Les collègues ont besoin de soutien, d’outils, de formation, pas de surveillance.

NB : une demande à postériori pourra être demandée par le DASEN ou IEN en fin d’année.

 

Assouplissement des règles ? Vraiment ?

Suite à notre intervention auprès de l’administration concernant les modalités de mise en œuvre de l’EVAR, les consignes évoluent dans le sens d’un allègement des contraintes imposées aux équipes.

Ce qui change concrètement :

  • Au premier conseil d’école, il est désormais recommandé de présenter aux familles les thématiques abordées, sans communiquer les dates précises des séances.
  • La remontée à la circonscription est simplifiée : seules les périodes ou les dates de mise en œuvre des trois séances sont à renseigner, avant le 1er décembre.
  • Le tableau initialement demandé n’a plus à être transmis à la circonscription. Il doit toutefois être conservé dans l’école pour assurer le suivi des séances.

C’est une avancée que nous devons à notre intervention, mais pour la CFDT, cela reste insuffisant. Pourquoi l’EVAR serait-elle la seule discipline autant surveillée ? Qu’en est-il du sport, de la natation, du français ou des mathématiques ? Nous demandons que la confiance soit accordée aux équipes et que leur expertise pédagogique soit reconnue. Même assouplies, ces injonctions restent une forme de surveillance qui traduit un profond manque de confiance envers les enseignants.

Nous invitons donc les équipes à préparer les séances et à conserver les traces de leur mise en œuvre. Cette préparation est essentielle pour assurer la continuité de l’enseignement, mais aussi pour permettre aux collègues de disposer d’éléments précis et objectifs en cas de contestation ou de difficultés avec certaines familles.

Notre ligne reste la même : accompagner les équipes, défendre leur liberté pédagogique dans le cadre des programmes et les protéger face aux pressions éventuelles.

La CFDT reste mobilisée à vos côtés.