Onde : Pourquoi autant de bug ? Pour les directrices et directeurs des écoles doivent-ils encore palier les dysfonctionnements ?
Ras-le-bol !
À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026, de nombreuses directrices et de nombreux directeurs d’école de l’académie de Bordeaux nous alertent sur les difficultés rencontrées avec l’application ONDE.
Cet outil, indispensable à la gestion administrative des écoles du premier degré, connaît depuis plusieurs semaines des dysfonctionnements récurrents qui compliquent considérablement le travail des équipes de direction au moment même où elles préparent l’organisation de la prochaine rentrée.
Face à cette situation, la CFDT Académie de Bordeaux a adressé un courrier au recteur de l’académie ainsi qu’aux DASEN de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne, de la Dordogne et des Pyrénées-Atlantiques afin de demander des réponses rapides et des mesures concrètes.
Des dysfonctionnements multiples
Les remontées de terrain sont nombreuses et convergentes.
Les directions d’école signalent notamment :
- des difficultés de connexion et des lenteurs importantes ;
- des validations aléatoires nécessitant de multiples vérifications ;
- des fonctionnalités temporairement indisponibles ;
- des difficultés dans les procédures d’admission des élèves ;
- des listes d’effectifs prévisionnels peu fiables ;
- une ergonomie dégradée qui allonge considérablement le temps nécessaire à la réalisation des tâches administratives ;
- la disparition de certaines fonctionnalités pourtant essentielles à l’organisation de la rentrée.
Ces problèmes techniques surviennent à un moment particulièrement sensible de l’année scolaire, alors que les équipes construisent les structures pédagogiques, répartissent les élèves et préparent les organisations de classes pour septembre.
Une charge de travail supplémentaire pour les directions d’école
Au-delà de l’aspect technique, ces dysfonctionnements ont des conséquences très concrètes sur les conditions de travail.
Les directrices et directeurs d’école doivent multiplier les contrôles, ressaisir des données, vérifier la prise en compte des modifications et consacrer un temps important à des tâches qui devraient être simples et rapides.
Cette situation génère :
- une perte de temps importante ;
- une augmentation de la charge mentale ;
- un risque accru d’erreurs administratives ;
- des difficultés dans la préparation de la rentrée scolaire ;
- une dégradation des conditions de travail des directions d’école.
Une fois encore, les personnels compensent les insuffisances d’un outil institutionnel par leur engagement personnel et un allongement de leur temps de travail.
Les demandes de la CFDT Académie de Bordeaux
Pour la CFDT Académie de Bordeaux, cette situation ne peut perdurer.
Nous demandons :
- la correction rapide des dysfonctionnements d’ONDE ;
- une information transparente des écoles sur les problèmes rencontrés et leur calendrier de résolution ;
- la reconnaissance du temps de travail supplémentaire imposé aux directions d’école ;
- l’attribution de moyens complémentaires, notamment sous forme de décharges supplémentaires lorsque cela est nécessaire ;
- la mise en place de mesures de compensation pour reconnaître le surcroît de travail subi par les personnels.
La rentrée 2026 ne peut pas reposer sur le seul engagement des personnels
La préparation de la rentrée scolaire est une mission essentielle qui conditionne le bon fonctionnement des écoles dès le mois de septembre.
Les difficultés rencontrées avec ONDE ne doivent pas être minimisées. Elles pèsent directement sur le travail des directions d’école et sur l’ensemble des équipes pédagogiques.
La CFDT Académie de Bordeaux continuera d’intervenir auprès du rectorat et des DSDEN afin que des solutions rapides soient apportées et que les personnels ne soient pas une nouvelle fois contraints de compenser seuls les défaillances d’un outil numérique institutionnel.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des réponses qui seront apportées à notre courrier.
